RENATE à la Conférence des OING du Conseil de l’Europe

M. Hélène Halligon (RENATE), Sybille Bader et Mary Mc Hugh (Andante)

Marie-Hélène Halligo, a eu l’honneur de représenter RENATE membre d’ANDANTE, (Alliance Européenne des Organisations de Femmes Catholiques) en participant pour la première fois à la Conférence des OING du Conseil de l’Europe la dernière semaine de juin 2017.

Cette participation à la Conférence des Organisations Internationales non gouvernementales (OING) du Conseil de l’Europe est une première étape, le but de RENATE étant :

  • Le Statut Participatif pour RENATE. Nous le demanderons en mars 2018 et si tout va bien, il nous sera octroyé en décembre 2018.
  • Actuellement, le GT sur la Migration est le plus proche de notre préoccupation pour la Traite des Etres Humains, mais nous allons travailler à la création d’un GT spécifique dès que possible.

Marie-Hélène nous partage son expérience.

Grâce à Mary McHugh, Présidente d’ANDANTE et Sybille Bader, leur représentante, ce fut une riche expérience qui nous a permis d’être impliquées dans les efforts de la Société Civile pour améliorer la démocratie participative.

Conseil de l’Europe – Strasbourg

La Conférence des OING tient deux sessions plénières par an, pendant les sessions de Janvier et de Juin du Conseil.

La Conférence des OING a trois commissions thématiques qui développent l’action de la Conférence dans les champs prioritaires

  • droits de l’homme
  • démocratie, cohésion sociale et enjeux mondiaux
  • éducation et culture

Les commissions ont pour but de faciliter la concertation des OING par secteurs d’intérêt, de présenter un interlocuteur commun à toutes les instances du Conseil de l’Europe et d’exercer ainsi une participation plus efficace aux travaux de ces instances. En établissant leur plan de travail, les commissions prennent en compte les préoccupations du Conseil de l’Europe et les thèmes d’actualité et les orientations et les programmes d’action de la Conférence des OING.

Chaque commission est animée par un(e) Président(e) et deux Vice-Président(e)s qui étaient élu(e)s en juin 2014 pour un mandat de trois ans. Les commissions se réunissent pendant les sessions de la Conférence. Les réunions sont ouvertes à toutes les OING dotées du statut participatif.  D’autres ONG et experts peuvent être invité(e)s aux réunions des commissions en fonction des thèmes traités.

Pour plus de details, voir : http://www.coe.int/fr/web/ingo/

Monday, 26th June – après-midi

Les Présidents des Groupes de Travail (GT) des OING (Organisations internationales non gouvernamentales) auxquels nous avons participé arrivaient à la fin de leur mandat de 3 ans. Les reunions étaient donc à la fois une conclusion et un processus de nomination de leurs sucesseurs.

Nous avons participé à plusieurs rencontres des GT :

  • Extrême Pauvreté et Droits de l’Homme – Le “ Processus de Turin ”: pour renforcer les droits sociaux en Europe.
  • Comment lutter contre le discours de haine.
  • Europe-Méditerranée – Une vraie réponse humanitaire et politique à la migration et à la crise des réfugiés en Europe. La crise des migrants et réfugiés est un des principaux défis auxquels doivent faire face les pays Européens, qui n’ont pas réussi à coopérer dans la gestion des causes. La crise devient alors un problème de gestion de la politique migratoire et non pas d’un manque de ressources ou d’aptitude. L’Assemblée Parlementaire a déjà fait des recommandations dans d’autres textes, qui forme un ensemble cohérent d’orientations politiques.
    Réfugiés et migrants en général, spécialement les femmes et les mineurs non accompagnés, sont des cibles spécifiques du crime organisé. L’an dernier, des rapports mentionnant la “disparition” de 10 000 mineurs non accompagnés ont suscité des préoccupations majeures.

Un « événement parallèle » organisé en coopération avec le Comité PACE sur l’égalité et la non-discrimination : Mobilisation des femmes en Europe en 2016: quel impact sur les politiques ?

Un débat « comment lutter contre la discrimination et le discours de haine dans l’ère post-vérité »

Le mercredi soir avait lieu une rencontre spéciale pour les ONG confessionnelles (CINGO groupe). Daniel Guéry (MIAMSI) en est le coordinateur. Lors de chaque APCE (Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe) et Conférence des OING, cette rencontre a lieu en marge des sessions officielles. Nous avons échangé sur le discours du Pape François aux 27 Presidents et Chefs de Gouvernement de l’Union Européenne.

Je suis également allée à la Réception à l’Hôtel de Ville pour le 40ème anniversaire de la Conférence des OING le jeudi soir, et une Adjointe au Maire de Strasbourg nous a adressé un discours à cette occasion.

 

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RENATE participe au congrès contre la corruption au Vatican

Sr. Hélène Halligo et Sr. Monica Chickwe de RENATE et Sr. Gabriella Bottani de Talitha Kum parmi d’autres religieux.ses lors du Congrès contre la corruption organisé par le Vatican.

« La corruption est payée par les pauvres. » Pape Francis.

Le 15 juin le Vatican a organisé le premier «Congrès international sur la corruption». Le groupe des participants était formé des chrétiens et des non chrétiens, des personnalités ecclésiastiques et institutionnelles, des magistrats, des procureurs anti-mafieux, des policiers, des politiciens, des représentants d’organisations de lutte contre la traite, dont quelques sœurs qui luttent contre ce fléau, des victimes de la traite, des journalistes et des intellectuels, ainsi que des ambassadeurs accrédités auprès du Saint-Siège. Parmi ces participants d’horizons bien différents réunis à Rome pour échanger des expériences dans la lutte contre la corruption se trouvait Sr. Helène Halligo, membre du C.A. de RENATE et coordinatrice de RENATE-France.

«L’Église a un rôle essentiel à jouer dans la formation des consciences et à la création d’une mentalité qui suit les lois et fournit la transparence. En facilitant également les relations entre les institutions et les individus de manière correcte pour atteindre le bien commun» a dit Mgr Silvano Tomasi, du Dicastère pour le Développement humain intégral. Pour le Vatican un moyen de lutter contre la corruption est le dialogue.

La corruption est injuste car elle affecte négativement les plus faibles. C’est pourquoi le pape croit que l’Église a beaucoup à dire dans la lutte contre la corruption.

D’après les données de 2016 «Transparency International», les trois pays perçus comme ceux avec la plus forte corruption sont la Somalie, le Sud-Soudan et la Corée du Nord. Le Danemark, d’autre part, est le pays vu avec le moins de corruption.

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L’Agence Nigériane contre la traite (NAPTIP) demande la collaboration de l’Europe

Mme. Mme Julie Okah-Donli, nouvelle Directrice générale de l’Agence nationale nigérienne pour l’interdiction de la traite des personnes (NAPTIP)

La nouvelle Directrice générale de l’Agence nationale nigérienne pour l’interdiction de la traite des personnes (NAPTIP) a fait appel à un partage des renseignements entre le Nigeria et les pays européens pour lutter contre la menace de la traite des êtres humains.

Mme Julie Okah-Donli a fait cet appel lorsqu’elle a reçu l’ambassatrice de Finlande au Nigéria, Mme Jirjo Suomela-Chowdhury, qui a dirigé une équipe lors d’une visite à Abuja le 24 avril 2017.

Mme Okah-Donli a expliqué que, pour lutter contre la traite des êtres humains, le rassemblement des renseignements était une exigence fondamentale.

« Une coopération soutenue, un renforcement des capacités, une surveillance et un partage des renseignements doivent être certains des ingrédients de base pour lutter contre la menace de la traite des êtres humains qui est actuellement une préoccupation mondiale. Je suis également préoccupée par les difficultés des migrants reliés à l’Europe et au Nigéria, en particulier sur les questions des migrants clandestins « , a déclaré Mme Okah-Donli.

Les membres de RENATE qui travaillent avec des migrants en Europe accueillent cette déclaration du NAPTIP, car ils croient qu’on est plus effectifs quand on s’allie dans les combats pour mettre un terme à la traite et à l’exploitation.

Pour plus d’informations, consultez

Http://www.vanguardngr.com/2017/04/human-trafficking-naptip-d-g-urges-intelligence-sharing/

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Information sur la traite des êtres humains dans l’Union Européenne

Globalement, le coût moyen d’un esclave est de 120 €.

La traite implique principalement une exploitation qui se présente sous plusieurs formes, notamment:

– Forcer les victimes à la prostitution

– Soumettre les victimes à l’esclavage ou à la servitude involontaire

– obliger les victimes à commettre des actes sexuels dans le but de créer de la pornographie

– Victimes trompeuses en servitude pour dettes

On estime que 80% de la traite implique une exploitation sexuelle et 19% implique une exploitation du travail.

  • Près de 70 pour cent sont des femmes et beaucoup d’enfants.
  • La traite des êtres humains est la troisième industrie internationale du crime (derrière les drogues illégales et le trafic d’armes).
  • Il semble générer un bénéfice de 32 milliards de dollars chaque année. Environ la moitié est généré dans le monde développé.

Les victimes de la traite proviennent de tous les groupes d’âge, mais beaucoup sont des femmes et moins de 18 ans.

Seulement 1-2% des victimes sont secourues

Seulement 1 sur 100 000 Européens impliqués dans le trafic sont condamnés

Au cours des 30 dernières années environ 30 millions d’enfants ont perdu leur enfance dû à l’exploitation sexuelle.

Les esclaves sexuels sont violés jusqu’à 40 fois par jour.

Toutes les 2 minutes, un enfant est préparé pour une exploitation sexuelle

 

 

 

 

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Entretien avec la rapporteure aux Nations Unies

Conseil des Droits Humains de l’ONU

Un rapport sur la traite des êtres humains a été présenté le vendredi 9 juin 2017 devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève.

À cette occasion, le Secours Catholique a organisé à l’ONU, en partenariat avec Caritas Internationalis ainsi que l’auteure du rapport, Maria Grazia Giammarinarot, un échange sur les phénomènes de traite et d’exploitation sexuelle, en particulier chez les enfants, dans des contextes de guerre et de crise humanitaire.

Entretien avec Maria Grazia Giammarinaro, rapporteure spéciale auprès des Nations Unies

 « IL EST INDISPENSABLE DE FAIRE UN TRAVAIL DE PRÉVENTION ET DE DISSUASION »

Comment avez-vous établi le lien entre conflits et traite des êtres humains ?

C’est la guerre en Syrie qui m’a donné l’occasion d’établir ce lien et d’en faire un rapport que j’ai présenté, fin 2016, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies. Pour en arriver là, j’ai travaillé avec de nombreuses ONG, notamment avec les Caritas et les agences des Nations unies.

Le conflit syrien a permis de nous rendre compte pour la première fois que ce phénomène de traite se développe quand il y a un conflit. Les rapports de l’Unicef, qui ne portent pas forcément sur ce sujet, montrent clairement qu’en Europe ce phénomène s’est accru à la suite de la guerre en Syrie.

Le rapport que j’ai présenté a le mérite de rassembler un nombre d’informations jusqu’ici dispersées. Toutes ces informations attestent de ce lien. Notamment le problème du travail des enfants au Moyen-Orient. La plupart d’entre eux sont des enfants de réfugiés dont le salaire est la principale ressource de la famille.

Le conflit syrien a permis de nous rendre compte pour la première fois que ce phénomène de traite se développe quand il y a un conflit.

Même chose avec les mariages arrangés. J’ai pu vérifier en Jordanie que des familles tentent de protéger leurs filles en les mariant. Mais c’est une façon de livrer leurs filles à l’exploitation sexuelle. Des hommes venus des pays du Golfe viennent chercher des épouses chez les réfugiés. C’est pourquoi, en Jordanie comme ailleurs, il est indispensable de faire un travail de prévention et de dissuasion dans les camps de réfugiés.

La traite est un phénomène caché. Comment êtes-vous arrivée à le mesurer?

Il est très difficile d’établir les dimensions de la traite et de l’exploitation humaine. Pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène, l’Organisation Internationale sur les Migrations a élaboré un formulaire de questions très précises qui ont été posées aux réfugiés.

En répondant oui à une ou plusieurs questions, le réfugié a admis avoir été confronté à la traite pendant son exil. Le pourcentage de réponses positives à ces questions a été très important. Cela ne donne pas de statistiques mais une idée du risque encouru, qui est très élevé.

Peut-on blâmer les pays d’accueil des réfugiés pour ce phénomène d’exploitation humaine ?

La plupart des réfugiés vivent intégrés dans la société des pays voisins qui les accueillent. C’est difficile pour les réfugiés comme pour les pays d’accueil. J’apprécie la manière généreuse avec laquelle la Jordanie accueille les réfugiés. Parfois, les réfugiés acceptent de travailler juste pour pouvoir dormir sous un toit, même sans salaire.

Quelles sont les parties du monde les plus exposées à ce phénomène de traite ?

Il y a toujours la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Entre 2015 et 2016, les chiffres dont nous disposons montrent que 100 000 enfants ont été détenus à la frontière. Ce genre de détention est aussi très répandu ailleurs. En Europe, la pratique de la détention administrative des enfants est courante. Cela doit vraiment s’arrêter.

Comment votre rapport peut-il être suivi d’effets ?

En présentant le fruit de mes recherches au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, j’adresse aux pays membres des recommandations. J’insiste sur la prévention à mettre en place. J’insiste aussi sur l’importance d’accroitre l’immigration régulière, car les politiques restrictives d’immigration sont un facteur de vulnérabilité sociale et favorisent l’exploitation et la traite.

Il faut un personnel qualifié capable de détecter les situations de vulnérabilité et les situations à risque des personnes migrantes.

Je recommande également d’établir des procédures innovantes aux frontières pour identifier les situations de traite. Pour cela, il faut un personnel qualifié capable de détecter les situations de vulnérabilité et les situations à risque des personnes migrantes.

Ce sont donc aux Etats de mettre en place des mécanismes de détection de la traite ?

Oui, car ces situations sont liées à la politique migratoire de chaque pays. Chaque pays doit pouvoir apprécier la situation de tout migrant : vérifier si tel migrant est libre ou si son histoire est conditionnée par un exploiteur. Ces mécanismes doivent être mis en place par les Etats en lien avec les associations et les organisations internationales. Le migrant doit être assuré que les indications qu’il va fournir ne le mettront pas en danger.

Là où ces procédures ont été mises en place, elles ont été efficaces parce que les ONG et les organisations internationales ont de l’expérience et sont capables de donner aux autorités compétentes les moyens d’identifier les victimes d’exploitation et ceux qui risquent de le devenir.

 

http://www.secours-catholique.org/actualites/traite-des-etres-humains-les-conflits-multiplicateurs-de-risque

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Engagement d’Andante contre l’esclavage moderne

ANDANTE (Alliance européenne d’organisations féminines catholiques) a issue une déclaration à la fin des journées sur l’esclavage moderne, qui ont eu lieu en Roumanie, où l’association s’est engagée à lutter de toutes ses forces contre toute forme d’esclavage moderne. Lire la déclaration.

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Plateforme en ligne pour aider les victimes de traite

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Launching of the IOM and the European Union (EU) online platform featuring a transnational referral tool designed to strengthen professional response to the needs of victims of human trafficking. Photo: IOM

L’OIM et l’UE aident les victimes de traite grâce à une nouvelle plateforme en ligne

France – Avec le soutien  de l’Union européenne (UE), l’Organisation internationale pour les migrations a (OIM) lancé une plateforme en ligne comprenant un outil de renvoi transnational conçu pour renforcer la réponse des professionnels aux besoins des victimes de traite.

L’outil, un modèle de Mécanisme de renvoi transnational (MRT), met en relation des experts et des professionnels de différents pays qui participent à l’identification, au renvoi, à l’aide, au contrôle de l’aide et au retour des victimes de traite. Il définit les rôles de chaque acteur participant aux mécanismes de renvoi nationaux et sert de plateforme pour informer et mettre en lien les professionnels de la lutte contre la traite dans les pays d’origine et de destination.

Le modèle est le fruit du projet d’action transnational (TACT) financé par l’UE dans le cadre de la Stratégie d’éradication de la traite des êtres humains, mise en œuvre entre 2012 et 2016.

Myria Vassiliadou, Coordinatrice de la lutte contre la traite de l’UE, a mis en avant le rôle du MRT dans la mise en relation des mécanismes de renvoi nationaux afin de mieux identifier, renvoyer, protéger et aider les victimes, et a souligné son importance grâce à une reconnaissance et un financement réguliers.

« Même si la Stratégie de lutte contre la traite de l’UE arrive à terme, la Commission européenne continuera de travailler en vue de l’identification précoce des victimes et cette plateforme contribue à garantir l’accès des victimes à leurs droits tout au long du processus, et en particulier dans une situation de renvoi transfrontalier », a-t-elle déclaré.

Le Mécanisme de renvoi TACT met également en avant la conformité des procédures internationales en vue de garantir la protection des droits fondamentaux des victimes à chaque étape du processus d’assistance.

Il est en particulier centré sur le retour et la réintégration sûrs et durables des victimes de traite de retour de France, de Grèce, d’Italie, de Pologne et d’Espagne vers des pays prioritaires comme l’Albanie, le Maroc et l’Ukraine.

« La plateforme TACT est un outil unique qui rassemble tout un éventail de ressources, fournissant aux professionnels les normes et les directives pratiques de l’aide directe aux victimes de traite », a déclaré Fanny Ruinart, chargée du projet TACT de l’OIM.

« Ses outils, ses meilleures pratiques établies et son expérience peuvent être reproduits au profit de tout professionnel intéressé dans un autre pays et/ou contexte régional », a-t-elle ajouté.

La plateforme contient quatre éléments clés :

  • Des procédures opérationnelles standard pour le retour et la réintégration sûrs des victimes de tra ite ;
  • Un annuaire de lutte contre la traite, destiné au personnel consulaire et diplomatique, contenant actuellement les profils du statut de traite de 50 pays ;
  • Une base de données comprenant plus de 60 documents couvrant tout un éventail de thématiques ;
  • Une application d’outils qui contient 8 outils pratiques pour les professionnels.

Pour plus d’informations, veuillez contacter Fanny Ruinart, chargée de projet, OIM Paris, Tel : +33 1 40 44 06 91 Email: fruinart@iom.int

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